Musique persane

, par Karine Marchal

I. Le Zarb ou Tombak

C’est le seul instrument à percussion utilisé dans la musique iranienne. Il est aussi bien utilisé pour la musique populaire et la musique artistique.

Le zarb est un tambour calice à une peau (de chèvre), généralement en bois de mûrier ou de noyer. L’instrument est tenu horizontalement, l’avant-bras gauche reposant sur la caisse et la maintenant sur les genoux. Les deux mains frappent la peau.
À l’origine instrument accompagnateur marquant la pulsation, la technique de jeu du zarb s’est extrêmement développée et permet de nombreux effets d’ornementation, de roulement, de hauteur de son etc.
Le zarb est essentiellement utilisé en Iran, et particulièrement dans la musique kurde iranienne.

II. Le Pays

La république islamique d’Iran est un pays d’Asie occidentale. Sa capitale est Téhéran. L’Iran a développé dès l’Antiquité une musique savante raffinée.

Lorsque les Arabes conquirent la Perse, la culture musicale persane était déjà très élaborée. Les Arabes diffusèrent le savoir-faire persan au cours de leurs conquêtes.

En 1934, la Perse perd son nom au profit de l’Iran.
Beaucoup d’iraniens pensent que leur culture est la seule et unique raison ayant permis à leur civilisation de survivre à des milliers d’années de perturbations.

III. Le Târ

Cet instrument fait partie de la famille des luths (instruments composés d’une caisse de résonance et d’un manche fixé dans son prolongement). Il possède une forme caractéristique car sa caisse est assez profonde et est en forme de 8 (le cœur se rejoint). Cette caisse est recouverte d’une peau d’agneau.

Le manche compte 6 cordes dont 2 sont doubles. Elles sont actionnées par un plectre.

Le târ est utilisé pour la musique populaire mais il est tout de même très important pour la musique classique iranienne. C’est l’instrument de base du radif.

IV. Le Système musical iranien

Il appartient au monde de la musique modale (il s’agit d’une échelle mélodique qui comporte des intervalles différents de ceux de la musique tonale occidentale).

Au XIX ème siècle, des personnes établissent le radif (terme qui signifie rangée) qui est aujourd’hui le répertoire modèle de la musique iranienne. Ce système réunit les connaissances musicales du passé. Il contient 12 modes (avâz) visant à exprimer un état intérieur, ainsi que leurs formules mélodiques (environ 120) : les gushé-s.
Les échelles modales sont très complexes car certains intervalles peuvent être plus petits ou plus grands que notre ½ ton occidental.

V. Le Kemenché

Le kemenché est un instrument à cordes frottées. Sa caisse de résonance est quasiment sphérique.

Le musicien tient son instrument verticalement grâce à une pique. L’archet frotte les trois ou quatre cordes dans une technique monocorde.
Les cordes sont accordées en fonction du répertoire interprété.

VI. Le Santur

Le santur fait partie de la famille des cithares (instruments dont les cordes sont tendues parallèlement à la surface du corps résonnant. Il n’y a pas de manche). Les 72 cordes sont regroupées par 4 et relevées par un chevalet mobile.

Le musicien utilise 2 baguettes (ou martelets) pour frapper les cordes. Le santur est un instrument central à la tonalité claire et étincelante. Il est essentiel dans la musique classique persane.

VII. Le Ney

La flûte ney est présente dans tout le monde arabe, turc et persan. En Iran, le ney se compose de 7 trous en général. L’embouchure, constituée par l’une des extrémités est taillée en forme de biseau.

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VIII. Ecoutes proposées :

  • Extraits de Terre de musique aux éditions Fuzeau
  • Hassan Kassai (pour le Ney et le Tombak)
  • Hossein Alizâdeh

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